Windy lovely Welly

De Wellington, je n’avais pas forcément entendu de très bon échos, et puisque les grandes villes néo-zélandaises sont quelque peu disons… dénuées d’intérêt, c’est sans grande conviction que je me suis rendue pour 3 jours dans la capitale du pays. Et bien contre toute attente, je dois admettre que j’ai été agréablement surprise par Wellington…! Si on fait abstraction du fait qu’il vente tout le temps (on ne surnomme pas la ville Windy Welly (Wellington la venteuse) pour rien…) la ville est très agréable à visiter, et tient bien sa réputation de « petite capitale la plus cool du monde ».

Windy Welly, la petite capitale la plus cool au monde

Avec ses 2,5km de diamètre, le centre ville reste à taille humaine et se parcourt facilement à pied, à condition d’avoir bien échauffé ses mollets avant  (ça grimpe sec : les rues pentues ressemblent à s’y méprendre à celles de San Francisco…!) et d’avoir toujours en vue un poteau, un panneau de signalisation, un arbre, un joueur des All Blacks ou quelque chose d’assez solide pour s’accrocher en cas de grosse bourrasque. Et pourtant j’ai de l’entraînement avec le zef finistérien…! La capitale a en effet l’inconvénient de se situer pile sur le fameux 40e parallèle, tant redouté des marins (même s’ils sont brestois). On a enregistré le record de rafales atteignant jusqu’à 248km/h en 1959 et 1962… ! En bref, ce n’est définitivement pas la ville pour garder son brushing intact, ou pour pavaner en jupette légère, sous peine de montrer ses fesses à toute la capitale. Note à moi-même : il vaut également mieux éviter le port d’une casquette, ou tout autre couvre-chef, si tu ne veux pas te couvrir de ridicule à courir derrière pour le rattraper après un fort coup de vent. C’est le vécu qui parle mes amis.

Wellington, tant redoutée des marins…
…et des statues, qui penchent dangereusement vers la flotte
Toujours se munir d’une bonne bouée au cas où

 

La ville est construite de manière très surprenante : on y trouve des petites rues secrètes et complexes, on se promène d’une rue à l’autre via des chemins absurdes et des escaliers biscornus entre deux foyers, de belles maisons victoriennes et d’anciennes églises anglicanes s’avoisinent à des immeubles ultra modernes… Wellington, imprévisible, inattendue, plusieurs fois dévastée par des tremblements de terre, est construite et raccommodée sans queue ni tête, sans aucune logique, on n’y comprend rien, mais pourtant ça fonctionne plutôt bien. Bourrée de charme, d’âme, de vie, et de surprises, Wellington est une ville où l’on s’y sent bien. Une ville comme je les aime finalement !

Wellington, ou le mélange des styles
The Beehive, la ruche, à défaut d’y voir des abeilles on y voit le gouvernement NZ
San Francisco, où êtes-vous…
Ma future maison
Lui il a pas écouté mon conseil sur le port des chapeaux

 

Wellington, c’est une petite ville qui se visite mollo l’abricot, qui invite à la paresse et au flânage (ou au léchage de vitrines, surtout si comme moi après 5 mois vêtue de guenilles la larme te vient à l’œil lorsque tu vois de jolies chaussures et du vêtement tout beau tout propre dans les vitrines). Non pas que je trouve le combo legging/chaussures de randos peu esthétique mais… Comme à mon habitude, je me suis pressée pour tout voir tout faire tout visiter pour être sûre de ne pas en louper une miette : j’avais donc déjà fait le tour de la ville en une seule journée. Je profite donc de mes 2 jours restants pour visiter à l’infini le Te Papa Museum, musée passionnant sur l’histoire, la culture, la géologie de la Nouvelle-Zélande, et accessoirement le meilleur musée que j’ai visité à ce jour. On en apprend énormément sur le pays : on passe un moment ludique et sympathique, bien loin des vieux musées poussiéreux et ennuyeux qu’on visite en cas d’ennui extrême et de fortes pluies. Qui plus est : l’entrée est gratuite, et avec une connexion Wifi à volonté et des petits fauteuils douillets et confos, je dis Amen.

J’en profite également pour visiter en long, en large et en travers le jardin botanique de Wellington et sa magnifique roseraie. C’est en m’y promenant, après avoir joué les apprentis touristes dans le fameux Cable Car (le reconnaissable funiculaire rouge de Wellington), que j’ai réalisé une chose : ça y est, c’est enfin le printemps, ma saison préférée au monde… ! D’autant plus à la suite de ce long hiver austral, qui a duré bien trop longtemps à mon goût. Quel bonheur infini de troquer ses grosses chaussettes en laine, sa doudoune et son t-shirt manches longues Damart contre t-shirt à manches courtes, petites vestes légères, jupettes fluides (ah non erratum, trop de vent) et ET s’il vous plaît… Mon premier poom poom short de l’année 2017 ! Wouhou ! En novembre mesdames et messieurs, comme quoi il ne faut pas désespérer, il n’est jamais trop tard (sauf hélas pour mon bronzage : mes jambes sont tellement blanches que même le soleil hyper puissant et agressif de la Nouvelle-Zélande risque de rien n’y faire.) Mon corps fait le plein de vitamines D, les oiseaux gazouillent, les canards cancanent, les abeilles butinent, les fleurs éclosent, les gens sont heureux, sortent leur ukulélé et se mettent à fredonner en marchant dans le parc. Et moi je dis OUI au printemps, OUI au soleil, OUI à la vie et surtout…

Parce qu’une Froggy a toujours besoin de son Nénuphar… 😉

 

…. Et surtout un gros gros OUI à l’International Food Court : le paradis sur terre de la nourriture. On y trouve à mon humble opinion ce qu’il se fait de mieux dans la gastronomie néo-zélandaise : j’ai nommé la cuisine asiatique. Japonais, chinois, indien, thaïlandais, vietnamien, népalais, on ne sait simplement plus où donner du gosier tellement tout à l’air succulent. On y vient, on commande, on s’installe sur les grandes tables où l’on fait connaissance avec son voisin, on savoure son plat. Et que demande le peuple de routards sans le sou que nous sommes : c’est pas cher, on y mange facilement pour moins de 10 dollars, et c’est ouvert pratiquement toute la journée (enfin ça ferme à 21 heures, faut pas déconner non plus, on reste tout de même en Nouvelle-Zélande). No worries donc si l’envie te vient de te faire un fat poulet tikka massala à 10 heures 30 du matin.

– Ceci est la porte d’entrée du paradis de la bouffe –

C’est donc à l’issue de ces 3 belles journées passées à Wellington, que s’achève également mon périple de 5 mois dans l’île du Nord de la Nouvelle-Zélande: 5 mois magiques, 5 mois de découvertes, de surprises, de belles rencontres et d’expériences inoubliables. J’aurai certainement pu y rester plus longtemps, avec grand plaisir même, et visiter plus en profondeur certaines régions que j’ai survolé (la région de Gisborne, le Manawatu-Wanganui…), tenter de trouver un nouveau job (je m’y serais bien plu à travailler à Wellington), chercher un nouveau Help-X ou tenter le Woofing… Mais l’appel de l’île du sud, qui s’intensifiait de semaines en semaines, était bien trop fort. C’est donc de Wellington (sud de l’île du Nord) qu’avec mon acolyte Kiwimobile nous rejoignons en ferry Picton (nord de l’île du sud). Accueillies par des dauphins et par un magnifique coucher de soleil, je comprends déjà au moment où mes yeux se posent sur les premiers paysages de l’île du sud, pourquoi l’appel était si fort…

L’île du sud, une nouvelle (très belle) page s’ouvre…

5 Replies to “Windy lovely Welly”

  1. Remarquée la petite dédicace… 😍 un nénu a toujours besoin de sa froggy aussi 😍🐸♥️😘😘
    Tes articles me font toujours autant rêver et voyager un peu avec toi du fin fond de mon île finistèrienne 🌏🛩️

    1. Héhé j’aime bien faire des petits tests pour voir si les gens me suivent, bravo tu as passé le tien avec succès!! De gros bisous, profite bien toi aussi de ta petite île 😉 <3

  2. Poum-poum short sur les giboles!!!! Tu dois revivre! 😉

  3. Quoi on n’a même une photo de toi en poupoum short ????!
    Pas dégueu ta future maison, à quand la crémaillère ? 🙂

    1. Hum y’a un petit travail d’épilation et de bronzage à faire avant la photo…!! On pourrait grave en faire une poom poom coloc version NZ là-dedans!!

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