Une virée à Raglan, la ville du surf

J’aurais tout aussi bien pu nommer mon article « Raglan, la ville la plus cool de Nouvelle-Zélande », ou mieux encore, « Raglan, la ville la plus cool au monde ». (Rien que ça !)

C’est complétement la ville qui te donne envie d’y poser tes valises (ou plutôt ton backpack Millet 55 + 10 litres) et de te laisser « porter par la vague ».

L’expression est toute trouvée, car Raglan est THE place to be pour les amateurs de surf (ou pour les amatrices de beaux surfeurs… !).  Avec ses spots légendaires propices au surf (si je vous dis que ses côtes détiennent un magnifique point break avec des gauches parfaites, ça vous parle ???). Décidément, entre les activités géothermiques, spéléologistes et maintenant le langage de surfeur, ce blog devient hyper technique… !

 

Sculptures Maories: le Nord (le feu), l’Ouest (l’eau), l’Est (l’air), le Sud (la terre)
Ngarunui beach

La porte d’entrée vers Manu Bay

C’est pas parce que je suis une mouette que j’aime pas les couchers de soleil

 

Plus qu’une passion, le surf est un véritable mode de vie à Raglan. Ici, les tongs et la combinaison de surf sont légion. On compte plus de magasins de surf que de cafés : d’ailleurs, il n’est pas rare que ceux-ci ferment en pleine journée pour cause de grosses vagues… ! On y croise des surfeurs partout, à toute période de l’année, et à tout âge (je me sens légèrement honteuse quand des petits bouts d’une dizaine d’années affrontent les vagues avec dextérité, quand je ne tiens même pas debout sur une planche de surf … posée à même le sable).

Pas assez téméraire et trop impatiente pour apprendre le surf, je me rabats sur une autre activité aquatique tout aussi sympathique : le paddle ! Nettement moins de risque de finir au poste de secours (Agathe, si tu me lis…) et/ou de se noyer dans d’atroces souffrances. Et à 15 dollars l’heure la location du paddle, je dis banco. Après 5 bonnes minutes accrochée à ma planche comme une moule à son rocher, je me lance, me mets debout, et me voilà au bout d’une heure telle Gisele sur son paddle :

 

Moi de bon matin sur mon paddle. Source: elle.fr

 

(inutile de préciser que ceci est un gros MENSONGE.)

Depuis mon arrivée en Nouvelle-Zélande, je me sentais plutôt en voyage, à courir à droite à gauche et découvrir le maximum de choses sans jamais m’arrêter. Pour le coup, je me suis vraiment sentie en vacances à Raglan. Le soleil était enfin de la partie, après un long hiver froid et 2 grosses semaines pluvieuses et orageuses de déprime. Quel plaisir de se poser sur la plage à bouquiner (et à mater du coin de l’œil les surfeurs), et de se balader tranquillement dans la ville hippie-bobo-coolos de Raglan !

 

J’ai perdu la clé de mon imagination: maintenant, ma licorne ne veut plus avancer!

 

Raglan, c’est aussi des points de vue impressionnants, comme le prouve la célèbre cascade du voile de la mariée (Bridal veil falls), une cascade vertigineuse de 55 mètres, sacrée pour les Maoris. La cascade est accessible par 3 niveaux : à son sommet, à sa moitié et à sa chute. Intéressant pour se rendre compte de la hauteur de la chute, mais aussi pour se modeler son fessier avant l’été (261 marches brèves mais intenses !).

 

 

Plus vertigineux encore, le point de vue de Te Toto Gorge offre un panorama spectaculaire sur la côte ouest et sur les falaises du mont Karioi (qui surplombe Raglan), via une plateforme légèrement suspendue sur la falaise. Et c’est là que tombe mon masque « d’aventurière » : souffrant d’acrophobie (= soit la peur du vide en plus intellectuel), je n’ai même pas pu regarder en bas de la falaise, et j’ai seulement pu capturer 2 3 photos, me tenant à 3 kilomètres de la plateforme, tellement j’avais les boules (tout ça pour l’amour du blog. J’étais vraiment pas loin de me faire dessus). J’en ai même cauchemardé la nuit suivante… !

 

C’est hauuuut

 

En bref, je sors de ce week-end avec de tout nouveaux objectifs de vie :

-acheter un paddle

– acheter une maison sur un lac pour pouvoir faire du paddle

– apprendre le surf pour pouvoir me la péter à Manu Bay (le spot mythique de surf de Raglan)

– devenir assez riche pour pouvoir m’installer à Raglan et pour manger le carrot cake du café Le Shack tous les matins (yummy yummy)

– apprendre à marcher pieds nus partout comme un vrai surfeur kiwi (ou comme un kiwi tout court d’ailleurs.) A croire que ces gens n’ont aucune sensibilité plantaire…!

 

9 Replies to “Une virée à Raglan, la ville du surf”

  1. Je ne peux qu’approuver le judicieux instinct qui t’a fait préférer la planche de paddle. On ne répétera jamais assez que le surf est un sport à haut risque, à laisser aux gens qui ont la tête dure et pas peur de se vider de leur sang!

    1. Complétement. Une honte que tu n’es pas été là pour le rappeler à ces jeunes surfeurs intrépides.

      1. Agathe, je pense que le meilleur moyen de ne plus avoir peur c’est de remonter sur une planche! on se programme ça l’été prochain avec une escapade a Toquetoucul?

        1. A toque-ton-cul?

  2. Grandiose, on ressent la surfing philosophy jusqu’ici avec les Red hot en fond sonore ♥️♥️♥️

    1. carrément 🙂 moi j’avais la chanson des Hanson en tête (mmmbop), sûrement à cause des surfeurs blonds à cheveux longs^^

  3. Encore un article drôle, intelligent et intéressant !
    Cet endroit a l’air d’être magique !!! On se croirait dans une série des années 2000 (Me rappelle plus du nom ^^).
    Merci ma biche !!!

  4. Encore des photos magnifiques et un lieu qui a l’air de respirer la coolitude!!
    Un peu le type d’endroit où j’aimerai m’établir un jour à en croire les photos (mais peut-être avec l’été toute l’année ahah!)
    Magnifiiique ma chérie sur le paddle 😉
    Continue de nous faire rêver avec ton blog!

    1. C’est marrant j’ai pensé à toi là-bas, ça serait carrément un lieu pour toi 😀

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