Un long week-end ensoleillé à Wanaka

En l’occurrence, j’y étais en semaine, du lundi au vendredi, et donc plus qu’une durée d’un week-end, mais soyons honnêtes, un « long week-end ensoleillé à Wanaka », c’est un titre bien plus vendeur que « 5 jours en semaine du lundi au vendredi hors week-end inclus en majeur partie ensoleillés mais pas tout le temps à Wanaka ».

Wanaka, c’est la ville cool de la Nouvelle-Zélande, à l’image de Raglan, mais dans l’île du Sud. À une heure seulement de Queenstown, ville encore plus cool mais plus grande et moins « backapacker friendly », Wanaka est une excellente excursion pour se relaxer, apprécier les bienfaits des lacs et des montagnes, dans une ambiance à la fois jeune, familiale, et toujours décontractée. D’autant plus si on aime d’amour le chocolat : la chocolaterie « Patagonia » au centre de la ville est à tomber PAR TERRE.

Attention cependant à ne pas se faire trop mal en tombant par terre : Wanaka offre des possibilités de randonnée dans des endroits oufissimes de la Nouvelle-Zélande : il serait dommage d’y aller en traînant la patte. Le glacier Rob Roy, que j’avais mentionné à la fin de mon précédent article, est de loin le glacier le plus impressionnant que j’ai vu en Nouvelle-Zélande.

D’autres « petites » balades, valent également le coup d’œil. En fait, il y en a tellement, qu’il faut faire des choix… !
Les miens se porteront le jour 1 sur le Rocky mountains track en début de journée + le Roy’s Peak en fin d’aprèm, puis l’Isthmus Peak en jour 2.
Sauf qu’en fait, il n’y a pas eu de jour 2, pour cause de flemmardise aiguë et de crampes au mollet suite jour 1 : point trop n’en faut, j’en profite pour me relaxer au bord du lac.

Intéressons-nous donc à ce fameux jour 1.

La journée commence chaudement, sous un magnifique soleil qui tape fort dès le matin ; il fait tellement chaud que je transpire déjà les premiers mètres du Rocky mountains track. Note de la rédaction ; nous sommes à l’époque début février ; aujourd’hui, mi-mai, il neige et on a sorti doudoune et bonnet depuis belle lurette. Revenons-en à Rocky, qui débouche sur le splendide Diamond Lake, quelques minutes après le début de la rando. Pas le temps de fouiller le lac à la recherche de diamants : je file prendre de l’altitude pour le voir de haut, montagnes en arrière-plan.

 

Rocky et son lac de diamants

Je continue ma petite marche sportive, jusqu’à admirer une vue fantastique sur le lac Wanaka, et le fameux Roy’s Peak, étape incontournable de vacances en Nouvelle-Zélande, dont l’ascension vous permet une photo de profil Facebook digne d’une centaine de likes.

 

Droit devant le dit Roy’s Peak!

 

Seulement, cette photo Facebook, elle se mérite : 1578 mètres d’altitude, 16 kms aller retour, 8 kms d’une ascension abrupte : ça monte non stop, sans plat ni coin d’ombre. Brillante idée d’y aller donc un jour où il fait 25-30 degrés.
D’autant plus quand, depuis le début de mon séjour en Nouvelle-Zélande, j’entends des « c’est une rando hyper haaaaard tu vas mourir d’une mort lente et affreuse ». Je m’en faisais donc toute une montagne de cette montagne.
Pas folle la guêpe, j’attends 15 heures 30 de l’après-midi, pour éviter la grosse chaleur et pour profiter du coucher de soleil en fin de journée. Ça grimpe sévère, il fait chaud, je n’ai pas assez d’eau : qu’à cela ne tienne, même pas peur, j’atteins le sommet en 2 heures 30, bien trop tôt donc pour le coucher du soleil.

 

Début de la rando Roy’s Peak

Le sommet qui ne semble jamais se rapprocher

Un intrus s’est glissé dans la photo: sauriez-vous le retrouver?

Je reste tout de même une bonne heure admirer la vue, reprendre mon souffle et patienter derrière une foule qui s’amuse à se prendre en photo sous toutes les coutures (comptez environ ¼ d’heure d’attente par personne).

 

Moi qui n’ai pas bien compris le concept du selfie

Plutôt que d’attendre là-haut le coucher du soleil (il commence à faire froid quand on ne bouge plus), je décide de retourner à toute vitesse pour le voir s’éteindre sur le lac Wanaka ; je redescends donc le Roy’s Peak en courant (sans même tomber, l’exploit!), récupère en vitesse ma kiwimobile, fonce m’acheter une pizza à emporter (il fait faim), me dirige vers le fameux arbre de Wanaka et pose mes fesses endolories par l’effort par terre, non sans un long râle d’agonie. Pour rendre le moment encore plus magique, un pianiste ambulant se trouve par le plus grand des hasards au bord du lac, et accueille le coucher du soleil par une douce musique enchanteresse qui clore en beauté cette parfaite journée.

 

#thatwanakatree

Je suis tellement conquise par la vue et par cet arbre envoûtant que j’y reviens le lendemain matin à l’aube pour admirer cette fois le lever du soleil :

 

puis j’y reviens plus tard encore dans la journée, ma glace Patagonia dans une main, mon appareil photo dans l’autre, pour le voir en plein soleil.
Ce qui est dingue avec cet arbre, c’est qu’il est photogénique à n’importe quelle heure de la journée, de l’année et par tous les temps (tout comme moi bien sûr). Hum hum.

 

Amoureuse de la ville, je décide de postuler aux 4 coins de rues ; malheureusement, c’est tellement la crise pour trouver un logement en cette forte saison estivale, que j’abandonne vite l’idée. Et, le jour même où je me demande : « diantre que faire ? » « Should I stay or should I go ? » le destin s’en mêle : je reçois un appel pour du travail dans un supermarché de Te Anau, dans la région du Fiorland, qui débutera une semaine plus tard. Je dis banco la caravane, profite comme il se doit de ma semaine de vacances, prête pour découvrir la région qui restera pour moi, de loin la plus belle de la Nouvelle-Zélande.

3 Replies to “Un long week-end ensoleillé à Wanaka”

  1. Ouah, je trouve que tes photos avec l’arbre de Wanaka font partie des tes plus belles photos

    1. Oh merci 🙂 c’est marrant j’ai pensé à toi dans cette ville: je suis sûre que tu t’y plairais à fond!

  2. Magnifique ces photos, les couleurs sont splendides quelque soit l’heure !

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