Sur les traces des premiers Maoris en NZ, entre Whakatane et l’Eastland

La côte à l’Est de la région Bay of Plenty serait l’une des premières terres à avoir accueilli le peuple Maori en Nouvelle-Zélande. Tiwakawaka, l’un des arrières-petits fils de Maui (le légendaire voyageur qui aurait découvert la Nouvelle-Zélande), se serait établi dans la ville qu’est aujourd’hui Whakatane il y a plus de 1000 ans.

Whakatane est donc une bonne destination pour s’imprégner de l’histoire et de la culture Maorie. On y découvre encore aujourd’hui des traces de cette implantation, de part les nombreuses œuvres d’art et architectures Maories disséminées un peu partout dans la ville et dans la région.

 

 

Pour se mettre dans la peau de ces pionniers Maoris, rien de mieux que d’enfiler ses chaussures de rando et de marcher dans « les pas de Toi » (Footprints of Toi, ou Nga Tapuwae o Toi).
Cette randonnée s’étend sur 16 kilomètres, et nous fait découvrir la ville de Whakatane sous divers angles, ainsi que sa magnifique côte rocheuse, via son superbe bush luxuriant. Elle nous permet également de traverser un « Pā », un ancien village maori aujourd’hui disparu.

J’ai choisi de faire cette randonnée sur 2 jours. Au temps pour moi, le mot « choisi » est plutôt mal approprié, je dirai plutôt « contrainte » de faire cette randonnée sur 2 jours…
Cette petite virée à Whakatane marquera en effet mon baptême du feu de journée de la loose de la pluie. Je m’explique : avant mon départ et depuis mon arrivée, de nombreux pvtistes me font part de leur désespoir face à ces journées de pluie intense et discontinue, qui ne laisse d’autre choix que de rester cloîtrer dans sa kiwimobile et d’attendre (la plupart du temps) en vain que cela passe.

J’ai donc vécu pour la première fois l’une de ses journées là. Mais parce que je suis bretonne, et finistérienne de surcroît, vêtue de mon Kway et de mes glamours chaussettes de compét (vous savez celles qui montent jusqu’aux genoux et qui sont tellement épaisses qu’il faut un ouragan pour laisser transpercer de l’air), je prends mon courage à deux mains et me lance franco sous la pluie, le cheveu bouclé d’humidité et les chaussures pleines de boue (oui, encore. Je vous avais dit que le maître mot de cette aventure serait d’avoir les petons dans la boue). S’vous plait, ne me sortez pas qu’en Nouvelle-Zélande il pleut que sur les cons. Ça serait bien indigne de vous, vous qui pour la plupart êtes bretons.

J’entame donc ma petite promenade de santé via Opohe Beach (à ce qu’on dit c’est une top destination des néo-zélandais lors des chaudes journées d’été, là comme ça, j’ai dû mal à y croire que des gens y bronzent sous leur parasol), pour rejoindre la magnifique crique d’Otarawairere.

À croire qu’il n’existe qu’une seule bretonne courageuse à Whakatane, je poursuis ma ballade clopin-clopant, fredonnant « All by myself » de ma plus belle voix de soprano, sans âme qui vive à l’horizon pour profiter du spectacle. Enfin, c’est ce que je croyais, jusqu’à ce que je tombe nez à truffe avec une grosse masse marron… Et là, il se passe beaucoup de choses dans la fraction de seconde que mettent mes yeux à transmettre le message à mon cerveau bien perché là-haut. Je pense tout d’abord à un ours (avant de me dire que c’est beaucoup trop gros, et puis surtout ça n’aurait aucun sens de voir un ours là sur cette crique néo-zélandaise), puis ensuite à un kiwi (trop petit, et en plus, il ne vit que la nuit à l’abri des regards), avant de penser à un chien (ok mieux, ça devient plus probable) pour enfin en conclure, après une année lumière, à ce que je vois vraiment : une otarie. Vient ensuite une deuxième année lumière ou j’hésite entre fuir à toute vitesse ou prendre mon appareil photo, l’allumer, cadrer et prendre en photo la bête. La réactivité n’étant pas clairement pas à l’ordre ce jour-là, j’opte tout de même pour la deuxième option, prendre une photo, le cadrage en moins (ça court vite ces petites bêtes!)

 

Qui a éteint la lumière?
Aaah, c’est mieux!
Ou l’art de faire fi des lois Néo-zélandaises

La crique d’Otarawairere
What’s the phoque??!!

 

Je poursuis ma ballade le deuxième jour (comme dirait l’adage, après la pluie vient le beau temps!), et m’émerveille du paysage qui s’était bien caché la veille sous le crachin. Le Kohi Point , au sommet d’une falaise plongeante dans l’océan, offre une vue spectaculaire (ou dans mon langage courant, de ouf malade) sur l’océan et deux de ses volcans, Whale Island et White Island. Ce que je ne savais pas encore c’était que le mauvais temps n’avait pas fini de bouleverser mes plans ! (mais ça vous le découvrirez bientôt dans un nouvel article complétement lunaire et apocalyptique… Je ne vous en dit pas plus, il faut bien que je vous donne envie de revenir sur mon blog !)

 

Vue sur Whale Island

Vue sur Whakatane et ses environs

Je profite d’un troisième journée (non pas pour refaire la rando, ça suffit à la fin), mais pour faire une apparition furtive dans la région de l’Eastland. J’y découvre des plages sauvages, des panoramas époustouflants sur l’océan d’un coté, de la forêt et des champs à perte de vue de l’autre… Il y habite très peu d’habitants dans le nord et l’extrême est de l’Eastland, quelques 300 personnes, principalement issues de la communauté Maorie. Les routes étant encore une fois ce qu’elles sont en Nouvelle-Zélande (soupir blasé de l’auteure), l’Eastland convient à des voyageurs qui ont du temps et qui aiment sortir des sentiers touristiques classiques. La partie la plus à l’est profite du premier lever de soleil au monde, et la présence des Maoris et leurs fortes croyances en font une terre très spirituelle…

 

Plage sauvage de l’Eastland

 

J’aurais adoré poursuivre le périple, mais pressée par le temps, je suis contrainte de rebrousser chemin. Comme je vous le disais plus haut, une autre aventure hors du temps et de l’espace m’attend le quatrième jour… ! Dieu que de teasing ! Encore plus de suspens que le dernier Game of Thrones ! Mais parce que je suis soucieuse des problèmes cardiaques que pourrait engendrer ce suspens insurmontable, et parce que je suis une fille sympa, je vous donne un indice : le lieu de cette prochaine aventure se trouve quelque part dissimulé dans ce texte… Je vous laisse chercher !!!

2 Replies to “Sur les traces des premiers Maoris en NZ, entre Whakatane et l’Eastland”

  1. Très belles photos!
    Tu mettras des photos de ta vie quotidienne à la ferme? (et du veau responsable de tu sais quoi?)

    1. Ouii c’est prévu dans mes prochains articles 😉 me manque plus qu’à prendre en photos la bête responsable de tu sais quoi…!!!

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