L’invitation au voyage de la West Coast

S’il y a bien une thématique commune entre tous mes articles, c’est bien celle du voyage. En même temps, je suis là pour ça, me direz-vous. Et à juste titre : puisque ici, chaque jour est une fête mais aussi un nouveau voyage… On passe, en quelques heures, d’un paysage montagneux à celui d’épaisses forêts tropicales, de vallées vertes et de larges champs peuplés de moutons aux plages à l’eau turquoise, de falaises rocailleuses, au sable tantôt noir, tantôt orange… Idem pour son climat : il est très fréquent d’y trouver les 4 saisons en une journée ; pluie, neige, vent et gros soleil d’été. Un jour on se baigne dans son tout petit petit bikini, le lendemain tout schuss sur les pistes de ski.

La Nouvelle-Zélande, c’est donc un mix de climats et un melting-pot de paysages, qui s’inspirent des pays du 4 coins du globe. C’est entamer un véritable tour du monde que de voyager à travers la Nouvelle-Zélande… !

Et s’il y a bien une région représentative de cette diversité incroyable, c’est bien la West Coast (comme son nom l’indique si bien, il s’agit de la côte ouest de l’île du Sud. Mais je suis sûre que vous n’avez pas besoin de traduction pour les bilingues que vous êtes !).

De la West Coast, je ne connaissais pas grand chose, si ce n’est un fait, et pas des moindres : sa pluviométrie record. Les précipitations y sont très importantes, même durant les mois les plus secs de l’année… ! A titre de comparaison, il y pleut 4 à 5 fois plus qu’à Brest. Vous m’avez bien lu, mesdames et messieurs, 4 à 5 FOIS PLUS qu’à Brest. Je vous laisse donc imaginer l’étendue des dégâts… D’où la nécessité d’un très bon k-way et l’importance vitale de bonnes bottes de pluie. Que je n’ai pas bien entendu.

C’est prête à affronter la pluie que j’entame donc ma visite de la West Coast : c’était sans compter encore une fois sur ma bonne étoile. Je débarque dans la région avec un immense soleil et un magnifique ciel bleu, de fortes températures estivales (poom poom short, débardeur et tutti quanti), la sueur au front avec cette chaleur qui durera 2 bonnes journées. Mais ça, c’était avant l’hécatombe cyclonique du siècle qui allait me tomber sur la gueule : il faut croire que ma bonne étoile a tout donné les premiers jours puis d’épuisement, s’est fait la malle en Australie. Encore une fois, je laisse durer le suspense et y reviendrai dans un prochain article… !

En attendant cet article au ton qui s’annonce apocalyptique, je vous offre un peu de douceur et de légèreté et vous convie, l’espace d’une journée, à un voyage autour du monde.

On commence en toute quiétude, pour un réveil là ou tout n’est que calme, luxe et volupté (oui je sais j’ai déjà utilisé cette formule sur le blog, moult fois, mais je ne m’en lasserais jamais…!) : direction le lac Brunner. Ou lac d’Annecy, ou tout autre lac de la Suisse ou du Canada, à l’eau paisible et d’un bleu profond, sur fond de montagnes.

(Pour ceux à qui aussi l’orthographe du mot « moult » pique les yeux » : j’ai bien vérifié sur mon ami Google, c’est la correcte écriture ! Je sais c’est chelou.)

Le soleil et moi-même, ayant tranquillement pris le temps de se réveiller, il est grand temps de se diriger vers la côte, pour retrouver l’océan et suivre l’une des plus belles routes au monde ! Oui, AU MONDE, je pèse mes mots !

Imaginez vous donc un peu : à deux pas de la route, vous vous retrouvez sur une plage perdue d’Hawaï ou autre île de l’océan Pacifique, seul(e) au monde (Wiiiiiiilsooooon), avec cette jungle hostile et luxuriante qui longe cette plage de galets inhabitée… ! Ou peut-être pas tant que cela : la côte ouest est réputée pour héberger de nombreux phoques dans ses eaux. Et je peux en attester : j’ai bel et bien vu une petite tête sortir de l’eau pour me faire un petit coucou lors de mon dégourdissage de pattes! Et je ne suis pas passée à Amsterdam fumer de l’herbe entre temps, promis.

L’aventure se poursuit, avant d’entamer la visite tel Indiana Jones dans cet jungle hostile, vers un léger détour en Irlande du Nord et sa célèbre Chaussée des Géants.

Bon OK les Punakaiki Pancake Rocks c’est légèrement différent : mais en tout cas, dans le thème « roches cheloues à formation volcanique », on est bons. Si j’ai trouvé peut-être moins impressionnant que la Chaussée des Géants, les Punakaiki Pancake Rocks valent quand même le coup d’œil : parce qu’on y voit des rochers en forme de pancakes (d’où son nom… ! pas bête la guêpe), on y voit aussi un visage dans l’un des rochers (ou ce n’est peut-être que moi qui le voit ?), et aussi parce qu’avec la marée, les vagues forment des geysers au contact de la roche ; et c’est quand même super cool. Sans mentionner qu’on y croise parfois des dauphins qui nagent au large. Mais bon, on en croise partout en Nouvelle-Zélande, ça en devient presque lassant.

(Ne me tuez paaaaaas).

Vous la voyez la tête du monsieur?

Geyyyyyyser!!!

 

Allez, endossons-donc notre tenue d’Indiana Jones (=chaussures de randos et poom-poom short cause chaleur extrême. En fait, c’est plutôt la tenue de Lara Croft), et hasardons-nous dans cette exubérante forêt, qui ne demande qu’à être explorée. C’est via le Pororari River Track et sa dizaine de kms que l’on apprivoise au mieux cette jungle, aux faux airs de forêt amazonienne, à la limite du Venezuela et du Brésil.

Quoique, au fur et à mesure des kilomètres avalés, d’immenses et imposants parois rocheuses se distinguent fièrement de cette masse d’arbres exotiques, nous transportons illico presto en Birmanie ou au fin fond du Cambodge.

C’est sous une ambiance humide, moite et transpirante (I’m sexy and I know it ), qu’il est temps de retrouver un peu de fraîcheur et de retrouver les fameuses Alpes du Sud et ces montagnes. A quoi donc pouvoir comparer les Alpes du Sud de la Nouvelle-Zélande, histoire de terminer ce voyage autour du monde en beauté… ?

Et bien, peut-être tout simplement, à nos Alpes du Sud à nous, en France. Et le sacré avantage qu’en France on a en plus sur la Nouvelle-Zélande (ou plutôt qu’on a en moins) : les satanés sandflies démons de l’enfer.

Ce qui me fait penser que comme quoi, avec un peu d’imagination et l’œil alerte, on peut s’inventer un tour du monde et se créer un voyage n’importe où l’on se trouve, sans même prendre l’avion, même à deux pas de chez soi. Parfois, il faut partir au bout du monde pour le réaliser !

3 Replies to “L’invitation au voyage de la West Coast”

  1. Ahaha moi il pleuvait des cordes aux pancakes!!

  2. “Les sandlfies, démons de l’enfer” ça pourrait presque être un le nom d’un film d’horreur ^^ Je les redoute…

    1. Oh tu sais, si l’amputation de tes chevilles et poignets ne te font pas peur… 😀

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