Lake Coleridge et son Peak Hill, Ashburton Lakes et son Mount Sunday : la séquence claque visuelle dans ta face

Avant de mettre mes petits petons dans l’île du sud de la Nouvelle-Zélande, je m’y faisais deux images bien précises dans mon imaginaire :

  • la première, d’un paysage de montagnes aux sommets enneigés, bordées par des lacs à l’eau turquoise, peuplé exclusivement de moutons et de hobbits. BIM, et le Lake Coleridge apparût (les hobbits en moins).
  • La deuxième, toujours dans un décor de montagnes et de lacs, mais plus reculé encore, plus sauvage, plus rocailleux, aux terres presque jaunies et arides : et POUF, Ashburton Lakes et son Mount Sunday fûrent. En même temps, ceux-là je ne suis pas allé les chercher très loin dans mon imagination, parce que je les avais déjà vu, de mes yeux vu, dans l’une des plus fameuses trilogies de l’histoire du cinéma, tournée en Nouvelle-Zélande (je suis sûre que touuuut le monde se demande ce que ça peut bien être dis donc).

Je vous invite donc aujourd’hui, non pas dans mon imaginaire, mais vers ces deux destinations, qui resteront l’un de mes plus gros coups de cœur de la Nouvelle-Zélande. Elles se trouvent toutes deux non loin de Metheven, et à seulement 1h30 d’une route à couper le souffle de Christchurch . Globalement, si on jette un coup d’œil à la carte de l’île du Sud de la Nouvelle-Zélande, c’est pile au milieu. Le Lake Coleridge et Ashburton Lakes, c’est un peu comme Nelson Lakes, c’est situé quelque part entre le monde perdu et le trou du cul de la terre. Même en plein pic de la saison touristique de la Nouvelle-Zélande, on sent, encore une fois, qu’on y est seul au monde (enfin, nous humains, puisque la zone est surpeuplée de moutons).

 

Qu’est ce qu’elle nous veut la dame

Pour une raison qui m’échappe, ces lieux ne font pas forcément parti des « tops » priorités du voyageur en Nouvelle-Zélande, et pourtant, j’y ai vu les paysages pas loin d’être les plus époustouflants du pays… ! Le genre de paysage, que tu contemples des heures durant sans t’en lasser, où tu te sens minuscule face à leur immensité, dans un silence absolu, et ou tu remercies la vie et tes yeux de t’avoir amenés jusque là. On ne sait plus quoi dire, on ne sait plus quoi penser, on ne sait plus quoi faire : si ce n’est se laisser bouleverser par cette grandiosité absolue.

ça y est, je vous ai mis en condition pour attaquer la séance photo…? Patience, patience, ça arrive.

On commence notre première claque visuelle avec le Lake Coleridge, et sa randonnée de Peak Hill. Une petite rando de moins de 3 heures aller-retour, bien pentue et abrupte, bien hard, parce que c’est connu, en Nouvelle-Zélande, plus on souffre, plus on est récompensés à la fin. Chez moi, ça se compte aussi au nombre de bleus aux fessiers ; si je me retrouve le cul par terre après avoir (encore une fois) glissé, on peut être sûrs que c’est une bonne rando. Le Peak Hill, c’était donc une très bonne rando (aie.)

Pour y accéder, il faut le vouloir, ne pas avoir peur du challenge, des moutons, et de salir sa kiwimobile sur d’interminables routes de gravier. Note à soi-même : ne surtout pas omettre de fermer ses fenêtres lors du périple, sous peine de retrouver, même des semaines plus tard, des amas de poussières dissimulés partout dans la voiture… ! Et bien sûr, ne pas rouler trop vite, au risque de renverser un mouton, un paon, une vache, un bœuf, ou tout animal de la ferme qui a décidé de s’établir pile au milieu de la route de gravier. Sûrement que le gravier, ça sied à merveille au popotin du bovin, et de voir 3 ou 4 voitures par jour de grande affluence, ça leur fait un peu d’animation.)

Une fois un champ de moutons traversé, la rando (que dis-je, le spectacle, mesdames et messieurs) peut commencer… !

 

Le pestacle peut commencer

THE vue au sommet du Peak Hill

 

Je m’en remets toujours pas de cette vue de FOU. Sans vouloir choquer qui que ce soit, si vous appréciez les photos, dites-vous que c’est 1000 fois plus spectaculaire et impressionnant en vrai de vrai. Et encore, j’y étais même pas lorsque les montagnes étaient enneigées, l’endroit doit être encore plus magique. J’étais vraiment pas loin de racheter le troupeau de moutons au pied de la rando, de me reconvertir en bergère et d’y rester à tout jamais.

Malgré tout, je décide de dire au revoir aux moutons, car une deuxième destination, la terre du Rohan, m’attend. Sur la route, je trouve par le plus grand des hasards, LE camping de dingue où passer la nuit dans ma kiwimobile. Au réveil, voici la vue de ma fenêtre :

 

Avec cette vue, pas de réveil difficile possible

Et avec une vue comme ça au petit matin, je peux vous dire que la journée s’annonce bien.

Allez, une fois la douleur de la première claque visuelle passée, on enchaîne direct avec le Lake Ashburton, et son Mount Sunday. Ou devrais-je dire Edoras, en terre du Rohan, pour les plus initiés d’entre vous… ! Si vous avez vu la trilogie du Seigneur des Anneaux (sinon regardez la TOUT DE SUITE sans perdre plus de temps), ces quelques images devraient vous rappeler quelques souvenirs.

Et si on se demande comment Peter Jackson a affrété tout une équipe de tournage et son matériel dans ce coin si perdu et éloigné de tout, on comprend néanmoins pourquoi il a choisi ce lieu.
Rien que la route (de gravier, qui devient ton quotidien en Nouvelle-Zélande) vaut à elle seule le détour. Ici, pas de stress, tu peux descendre de ta voiture quand tu veux, laisser la porte grande ouverte, et prendre tout ton temps pour prendre ta photo sans gêner personne. Attention toutefois à ne pas user complètement sa batterie, je ne sais pas combien de jour cela peut prendre avant que quelqu’un vienne te dépanner ici, au milieu de nul part.

 

Road to the middle of nowhere

 

La ballade se poursuit, sans kiwimobile cette fois mais avec la force de mes mollets, jusqu’au sommet du Mount Sunday. Cette fois-ci, c’est l’exception qui confirme la règle, point trop de souffrance pour y parvenir, seulement une petite marche de ¾ d’heure, sans bleu au derrière, pour une vue SPECTACULAIRE sur la chaîne de montagnes des Alpes du Sud et ses magnifiques vallées. Là-haut, le silence est absolu ; encore une fois, on s’y sent tout petit tout petit (et pas parce qu’on ne mesure que 1 mètre 60).

 

Edoras, en terre du Rohan (= Mount Sunday)

THE vue au sommet du Mount Sunday

C’est là-bas, dans ce paradis terrestre avec ses paysages grandioses (les superlatifs me manquent… !) qui dépassent de loin mon imaginaire, que l’expression « avoir le souffle coupé » prend tout son sens…

One Reply to “Lake Coleridge et son Peak Hill, Ashburton Lakes et son Mount Sunday : la séquence claque visuelle dans ta face”

  1. Waouuuuuuh! Claque dans ta face (encore une fois)!! Tu dois avoir des fessiers d’acier (et pleins de bleus) avec toutes ces randos… Becs Fri satnket!

Laisser un commentaire