L’Abel Tasman, du soleil, du cormoran, du kayak, de la pomme coupée

L’Abel Tasman : du soleil, du cormoran, du kayak, de la pomme coupée, cela nous fait un mélange bien détonnant ! Je vous l’annonce tout de suite, sympathisants de ce blog résidant actuellement en France (quoi ? Vous êtes sous une tempête?), si vous vous êtes sentis déprimés dans les tréfonds de votre coup de blues hivernal à la suite de l’article Le paradis a un nom: il s’appelle Marlborough Sounds, cet article n’est hélas pas fait pour vous. Je suis sympa, j’aurais pu en plus le publier le lundi 16 janvier, décrété jour le plus déprimant de l’année, mais je ne l’ai pas fait. Ne me remerciez pas.

Si toutefois vous êtes passés à côté de l’épidémie de la grippe, qu’il vous reste un peu d’énergie post vacances de Noël malgré la reprise et que vous êtes assez résistants pour affronter les photos qui suivent, je vous promets du rêve et de la paillette : je vous emmène avec moi sur mon kayak, à la découverte des otaries et des cormorans dans le parc national et paradisiaque de l’Abel Tasman, situé au nord-ouest de l’île du Sud de la Nouvelle-Zélande.

Lecteurs assidus que vous êtes, vous avez récemment découvert que je me suis tué à la tâche (toujours dans le registre mélo-dramatique c’est plus marrant) à cueillir du pollen pendant 3 semaines. Les poches bien remplies (d’oseille et de pollen), et le soleil rayonnant sans discontinuer, je décide de m’octroyer des vacances bien méritées dans le parc d’Abel Tasman (hyper dur la vie de pvtiste).

Avec ses 225 km², c’est le plus petit des parcs nationaux néo-zélandais : recouvert d’hêtres austraux, de collines de granite qui surplombe la mer d’un bleu azur, le parc regorge de trésors et de drôles d’habitants (que vous découvrirez plus bas)… !

J’entame ma découverte du parc par le nord, après avoir passé une nuit dans ma kiwimobile dans un campground au bord d’une plage juste paradisiaque : je me lève à 5h30 du mat’ (c’est marrant comme ça ne me pose pas de problème de me lever dans ces moments là alors qu’il me fallait 1 bonne heure pour émerger de mon lit avant d’aller travailler en France), et j’assiste, avec mon habituel troupeau de sandflies qui me suivent à la trace (fuck you), à un splendide lever de soleil. Croyez-moi, quand on assiste à ce spectacle, avec un bon petit-déj, une bonne baignade dans la mer, avant une bonne journée d’exploration de ce paradis sur terre, on est le roi du monde (font tout ce qu’ils veuulent ♩♬).

Surtout quand notre route croise de manière totalement inopinée celle d’autres petites bestioles… ! C’est de cette façon que je me suis fait 4 nouveaux meilleurs amis qui traînassaient comme moi au soleil sur une plage isolée de l’Abel Tasman. Ce que je pensais être des pingouins, puis des manchots, s’avèrent être, après d’intenses recherches googlistiques, des cormorans (désolée pour toi l’allemand rencontré en chemin, je t’ai vendu des pingouins alors qu’en fait pas du tout, my mistake). Mais tout de même pas n’importe quels oiseaux de pacotille : des cormorans variés, qui ne se trouvent que dans certaines régions de l’Australie, et de Nouvelle-Zélande ! Peu effrayés par ma présence, ils s’amusent même à taper la pose rien que pour moi et mon appareil photo. Et ils deviennent comme ça, d’un coup d’un seul, mes nouveaux animaux préférés au monde, après les sandlies bien entendu.

(Ceci est une boutade : les sandflies sont le pire fléau actuel auquel l’humanité doit faire face. Fuck you).

Je parais paisible et sereine, alors que je suis juste en lutte contre les sandflies, jusqu’à mort s’ensuive (la mienne ou la leur, ça on ne sait pas encore).

Les cormorans variés, mes nouveaux BBF
et vas-y que je tape la pose

 

L’exploration de l’Abel Tasman se poursuit avec mon alter ego de pvt en Nouvelle-Zélande : Aurore, rencontré au pollen picking. Même prénom, même pays, même voiture, même portable pourri, on était faites pour s’entendre. Les aventures d’Aurore & Aurore débutent en kayak : la meilleure option pour visiter les lagons turquoises et paisibles de l’Abel Tasman. Enfin paisibles, peut-être pas tant que ça quand on est face au vent, à contre-courant et luttant contre le flux incessant de bateaux qui nous barrent la route ! Malgré les obstacles, on trimballe doucement mais sûrement notre petit kayak à travers le parc, s’arrêtant au passage pour admirer les otaries, pour savourer un pique-nique sur des plages de rêves, (on ne sait plus si on est en Polynésie ou en Nouvelle-Zélande…) et bien sûr pour faire trempette dans cette eau turquoise au sable orange. Et c’est là que je réalise : c’est la toute première fois de ma vie que je me baigne en plein mois de décembre : c’est tout simplement de la bombe. On tombe également au gré de notre ballade sur un rocher bien curieux, le Split Apple Rock (le rocher de la pomme coupée), qui semble avoir été fendu en 2 par la foudre !

Kayak party chez Abel Tasman
Le rocher wtf de la pomme coupée

 

Les aventures d’Aurore et Aurore se poursuivent, cette fois-ci à la force de nos mollets. La randonnée de l’Abel Tasman est l’une des 9 Great Walks du pays, les randos classées les plus spectaculaires du pays. Longue de 55km², elle est la plus facile d’entre elles. Accessible à tous, sans grand dénivelé, avec des vues époustouflantes, la rando est donc (malheureusement?) très populaire, et particulièrement prisée des touristes (ils nous font chié ceux-là), surtout à cette période de l’année… ! Et même si cela enlève un peu de son charme, les paysages y restent, on ne peut pas dire le contraire, extraordinaires du début à la fin. Nous choisissons de parcourir « seulement » la moitié sud de la rando, de Bark Bay à Marahau : les plages sont splendides, les criques sauvages magnifiques, les sentiers à travers les forêts d’hêtres et de fougères, bien qu’un peu monotones, offrent de nombreuses curiosités : du pont suspendu, de la rivière et des sources d’eau aux couleurs translucides, et même une piscine de Cléopâtre ! En tant que sirènes que nous sommes, nous nous sommes baignées dans cette eau envoûtante et GELEE : personne ne nous avait dit que Cléopâtre n’était pas frileuse. Et même si la rando est plutôt facile, les derniers de la vingtaine de kilomètres parcourus ce jour sont difficiles : il y a même un moment où mes jambes ont tout simplement refusé d’avancer plus loin, ce qui m’a conduit à la chute la plus spectaculaire et longue de l’histoire de l’humanité, sous les yeux ébahis d’Aurore. Je vous rassure tout de suite, mon appareil photo n’a rien.

Bonjour Monsieur
Arrêtons-nous un instant sur la couleur de cette eau
Du haut du pont suspendu!

La piscine de Cléopâtre

Bons baisers de Polynésie

Le soleil se couche après une bonne marche de 20kms!

La fin de la visite du parc de l’Abel Tasman marque également la fin de mes périples dans cette région, qui est à mon humble opinion l’une des plus belles de la Nouvelle-Zélande. Mes yeux, maintenant rassasiés de plages paradisiaques (cela dit, peuvent-ils l’être vraiment…?) sont maintenant plus qu’impatients de voir du lac et de la montagne !

4 Replies to “L’Abel Tasman, du soleil, du cormoran, du kayak, de la pomme coupée”

  1. Sandfly = création du démon!!!!!

    1. Tellement! J’ai du mal à rester polie quand j’en croise…!!! 😀

  2. C’est magnifique!! Ca donne vraiment envie d’aller découvrir ce pays…
    Pour nous ce sera la côte ouest californienne en Mars, ça promet d’envoyer du rêve aussi, dans un autre registre!
    Gros bisous!!

    1. Carrément, ça va être magnifique! ça va être un beau voyage 🙂 ça va te faire du bien, j’espère que je verrai un peu de tes photos 🙂
      de gros bisous!!!

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