La Nouvelle-Zélande : 1 an la tête ailleurs, 30 heures la tête dans les nuages, 1 an la tête à l’envers !

C’est quelque part, perdue dans l’aéroport d’Hong-Kong, à attendre mon dernier vol pour Auckland que je rédige les premières lignes de ce blog !

Et c’est là que je prends toute l’ampleur de la décision de partir 1 an à l’autre bout du monde. Parce que la Nouvelle-Zélande, ça se mérite ! Cela doit faire quelques 24 heures que je n’ai pas dormi, que mes yeux sont injectés de sang pour avoir rattrapé mon retard cinématographique dans l’avion, et que mes douches se résument à un coup de lingette dans les toilettes des aéroports … !

Et malgré cela, je reste plus en paix que jamais avec ma décision : je compte les heures, les minutes, les secondes avant d’enfiiiin poser le pied en terre promise : la » Nouvelle-Zélande !

 

Première escale à l’aéroport d’Abu Dhabi

 

Dernier avion à Hong Kong avant la Nouvelle-Zélande!

 

Vous avez été nombreux à me poser les mêmes questions sur mon voyage :

Mais mais Pourquoi ?

L’idée m’est venue il y a tout juste 1 an, lors d’un voyage au Québec, au détour de rencontres avec des PVTistes (= détenteurs du St Graal : le Programme Vacances Travail), tours du mondistes et autres nomades, et je me suis dit : « tabarnak ! (j’étais au Canada pour rappel), pourquoi pas moi ! »

Cela faisait longtemps que je souhaitais revivre à l’étranger : j’avais comme un goût d’inachevé après une année d’Erasmus en Irlande, et comme une « légère pointe » de frustration de devoir rentrer à la fin de mes précédents voyages.

 

Pourquoi la Nouvelle-Zélande ?

Il m’a bien fallu un bon mois de réflexion pour le choix de la destination. Je souhaitais effectuer mon PVT dans un pays anglophone, à savoir le Canada, l’Australie ou la Nouvelle-Zélande (bien que je n’aurais pas cracher sur une petite année dans la pampa argentina ou sous le soleil de Mexico).

J’ai ensuite procéder par élimination : le Canada m’aurait bien plu, mais je n’aurais pas supporter le grand froid d’hiver, et les quotas pour obtenir le fameux PVT m’ont quelques peu refroidi (beaucoup de froid dans cette phrase).

Il me restait donc la lourde tâche de devoir choisir entre l’Australie et la Nouvelle-Zélande (c’était un peu comme Le choix de Sophie, sauf que tout se passe bien à la fin).

J’ai préféré choisir la Nouvelle-Zélande à l’Australie pour plusieurs raisons :

          La taille plus abordable de la Nouvelle-Zélande, pour ne pas avoir le sentiment de passer son temps sur la route

          Les bêbêtes beaucoup moins méchantes en Nouvelle-Zélande (de mémoire on ne recense aucune attaque de kiwis en Nouvelle-Zélande)

          Le climat : en tant que bretonne pure souche, je suis bien plus acclimatée à la pluie néo-zélandaise qu’à l’outback australien

          On dit que les kiwis sont un peuple très sympathique

          Parce que je suis une big fan du seigneur des anneaux.

Et surtout, la meilleure de toutes les raisons, c’est le même sentiment que j’ai eu avant d’aller en Irlande : l’instinct que c’était là que je devais aller. Quand j’ai choisi de partir en PVT, c’est à la Nouvelle-Zélande que j’ai pensais en premier lieu, et souvent la première idée est la bonne.

A voir dans 1 an pour le bilan si mon instinct avait vu juste… !

 

Qu’est ce qu’un PVT ?

Un PVT, ou Programme Vacances Travail, est un système qui permet à l‘adhérent de bénéficier d’un visa temporaire dans un pays étranger. Ce visa lui permettra de voyager tout en travaillant pour financer ce voyage (le voyage étant la priorité number one). Il suffit juste d’avoir moins de 30 ans, d’avoir un certain fond sur son compte bancaire et un casier judiciaire vierge, de cliquer à gauche de cliquer à droite et pouf ! nous voila titulaires d’un PVT. Rien de plus simple à obtenir !

 

C’est quoi ton programme ?

J’ai organisé ma première semaine en auberge de jeunesse à Auckland, histoire de récupérer du trajet en toute sérénité, de pouvoir visiter la ville tranquillement mais sûrement et de pouvoir réaliser les dernières démarches administratives. Vue l’état de zombititude à l’heure ou je vous écris, ça ne sera pas du luxe !

J’ai ensuite trouver une famille au pair pour les semaines à suivre, je vais être la maman/ grande sœur/ tatie de 4 petits bambins ! Parfait pour une immersion dans la culture kiwi, pour me remettre à l’anglais et me faire à l’accent néo-zélandais !

J’ai un programme pour l’année sans trop en avoir, je préfère improviser au gré du voyages, des rencontres, des envies. Comme dirait l’autre, « No plan, best plan ! »

 

Tu pars toute seule ???

Et ouais, même pas peur. C’est pas comme si je partais combattre une armée de All blacks à mains nues. Enfin, j’espère !

 

Tu prends quoi comme affaire ?

1 sac à dos de 60 litres Millet qui m’a coûté 1 bras (et vue le poids de mon sac) bientôt un dos. Je n’y ai mis que 15 kg, mais ressenti 15 tonnes. Pas évident de trouver le juste milieu entre le strict nécessaire et le minimum syndicale de fantaisie et de choix pour la mordue de vêtements que je suis.

Je passe d’une soixantaine de paires de chaussures (pour une saison) à 3 paires de chaussures pour un an, on peut pas m’en demander plus.

Je prends en plus un petit sac à dos Quechua, pour toutes les randos et autres escapades sportives, et pour qu’on puisse quand même se repérer entre Français sponsorisés par la marque !

 

Tu vas faire quoi après ton retour ?

Who who laissez-moi déjà commencé cette année.. ! On verra bien, quand on repart de zéro comme ça, finalement tout est possible.

 

Le Best of des réactions à chaud :

« Rolala j’aimerais bien mais je pourrais jamais.. ! » où le«  ralala c’est un truc que j’aurai bien voulu faire » / ou la variante « c’est un truc que j’aimerais faire mais je suis pas prêt »

Et bien je vais essayer de prouver tout au long de l’année que c’est une expérience géniale à vivre une fois dans sa vie. Que le plus dur, finalement, est de se lancer. Et qu’il vaut mieux tenter de l’avoir fait que de le regretter toute sa vie.

« T’as pensé à ta retraite » et ben … non. De toute façon, au train ou va les choses, j’aurai 150 ans à ma retraite.

« T’as pas peur de quitter un CDI ? » et ben … non plus ! vaut mieux vivre heureux dans une situation précaire (= pas de maison fixe/ pas de job fixe) que dans un boulot stable mais qui ne nous convient pas.

« ça te fait pas peur de quitter ta famille/ tes amis ? » si, bien sûr, mais je sais qu’ils seront toujours là à mon retour !!!

Et ma préférée « c’est géniiiial c’est une expérience de fou profite à fond !! » Yes, yes yes et double yes !!!

 

 

Moi tout sourire en arrivant en NZ après 35 heures de trajet.
Source: theonering.net

 

 

 

 

 

14 Replies to “La Nouvelle-Zélande : 1 an la tête ailleurs, 30 heures la tête dans les nuages, 1 an la tête à l’envers !”

  1. Moi je serais bien partie maisje suis trop vieille pour le PVT, c’est nul !!!

  2. BLACHIER Aurélie dit : Répondre

    Yesss, bon vent cousine, merci pour ces belles lignes d’écriture, à plus 😵

  3. T’as bien raison ma poule profiiiiiiiite à fooooooond😍
    Et fait nous bien rager 😈
    Bisouille tout plein

  4. Article de départ parfait ! Je ne te connaissais pas une aussi belle plume !!! ❤

    1. Haha je suis pleine de surprises 😀

  5. Kia ora Aurora!
    C’est génial le PVT! On adore voyager avec toi et c’est un vrai plaisir de lire tes aventures au pays des kiwis! On a hâte de découvrir la suite…
    Big bisous

    1. Moi aussi j’ai hâte de vous faire découvrir la suite!! Bisous à vous 2!

  6. Frederic Blachier dit : Répondre

    Génial ! On va suivre tes aventures avec intérêt 😊 !
    Bises

    1. Merci 🙂 je vais tenter de retranscrire mes aventures le plus fidèlement possible!!

  7. Biskoaz kemen dall : des textes légers, des photos WAOUH : une reconversion de journaliste à suivre ?!!! Nous sommes fiers

    1. Qui sait, il faudra bien que je trouve un boulot en revenant si papa maman ne veulent pas que je reste trop longtemps au bercail!

  8. Coucou Aurore, je rejoins Caroline sur le fait que c’est un plaisir de lire ton blog. Comme tu le dis on se trouve souvent beaucoup de prétextes pour s’empêcher de réaliser des rêves (éloignement familial, travail, stabilité…) La vérité est que tu nous donnes une bonne leçon de courage et de pugnacité à tous ! J’aime beaucoup regarder l’émission “j’irai dormir chez vous” et je crois que lire ton blog me fascinera tout autant ! Bonne route à toi, profite pleinement de ce voyage et surtout prouve que les nous autres les français ne sommes pas tous des voyageurs detestables ! Je t’embrasse fort, au plaisir de te revoir à ton arrivée l’année prochaine !

    1. Coucou Virginie, ton message me touche beaucoup! J’adore l’émission “j’irai dormir chez vous”, ça me fait plaisir que tu compares mes petites aventures à cette émission. Promis, je ferai de mon mieux pour continuer à te fasciner! On se revoit avec plaisir à mon retour. Je t’embrasse!

  9. Aurore c est super que tu aies osé franchir le pas!!! Je me suis pas mal reconnue dans cet article, en VSI que je suis a Mada!!! Il y a des coups de blues bien sûr mais cela fait partie de la vie!!! Contente de t avoir revue en fevrier, des bisouuus

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