Etre fille au pair dans une ferme en Nouvelle-Zélande

Qui me connaît un peu sait que jusque là, les enfants n’ont jamais été vraiment ma tasse de thé. Comme dirait si bien mon père, « les enfants, c’est bien chez les autres ». Mais parce que cette année est l’année de tous les défis, c’est tout naturellement que je postule à une annonce pour m’occuper non pas d’un enfant, mais de 4 enfants pour une période de 3 mois. Vous avez bien lu, 4 enfants. Agés respectivement de 2, 5, 8 et 9 ans. Oui, j’ai le goût du risque, avec une légère tendance à l’autodestruction.

L’endroit se situe près de Thames, la porte d’entrée de la Péninsule du Coromandel, dans une ferme laitière perdue au milieu de la campagne. C’est vert, ça respire les champs et le blé, tout n’est que calme, luxe et volupté. Une bonne cure de quiétude après le tumulte de la ville d’Auckland.

 

Calme, luxe et volupté.

Quiétude ? Que nenni ! (et non que nanny mouhahahaha qu’on se gausse). C’était sans compter la présence, en plus des 4 enfants, de quelques 400 vaches, d’une centaine de veaux, d’une quinzaine de poules (dont un coq chantant au péril de sa vie sous ma fenêtre au petit matin), 3 lapins, 3 chiens, 3 chats, dont 1 privatif qui a élu domicile sur mon lit. Plus qu’une maison, c’est un véritable zoo dans lequel je vis !

 

Pourquoi avoir choisi de devenir une nounou d’enfer, me pointerez-vous du doigt très justement ? Les raisons sont multiples. Tout d’abord, nourrie et logée, cette situation me permet de voyager à moindre coût. Pas folle la guêpe. Puis, en plus de s’assurer d’un cadre sécurisant à son arrivée, quoi de mieux que l’immersion dans une famille 100% kiwi pour y apprendre la culture du pays et le mode de vie de ses habitants ? Last but not least, je voulais remettre à niveau mon anglais et tenter de l’améliorer, parce que diantre, y’en à marre de véhiculer dans le monde l’image du français pourri en langues et qui fait aucun effort pour s’adapter. Le plus beau compliment qu’on m’ait fait est de me dire que j’avais certes un accent , mais qu’il ne sonnait pas français (triple yes ! une victoire de kiwi).

 

Avez-vous déjà vu quelque chose de plus mignon au monde…?

Entrons dans le vif du sujet. Je suis sûre que vous mourrez d’envie de savoir comment se déroule mes folles journées. Ma mission principale, et non des moindres, est de garder les 4 enfants en vie. Je peux vous dire que c’est pas une mince affaire quand on a que 2 yeux et qu’on a pas le pouvoir de se dédoubler. Mes missions secondaires étant de préparer les enfants le matin avant d’aller à l’école, l’après-midi au retour de l’école, d’aider aux devoirs et aux tâches ménagères, de faire prendre le bain et d’éventuellement les nourrir s’ils ont été sages. Les missions annexes et non attendues étant de retomber dans le monde merveilleux de l’enfance depuis bien trop longtemps évaporé dans les méandres de ma vie d’adulte, mais aussi de faire office de fournisseur officiel d’amour.

 

Et oui, ces 4 petits monstres auront réussi à faire fondre le petit cœur de pierre que j’étais. Même si c’est beaucoup de responsabilités, énoooormément de patience (combien de fois faut-il répéter les choses à un enfant pour qu’il daigne écouter ? Dans combien de langues, avec combien de tons? Je vous le demande?!), parfois de la sueur, du sang et des larmes, on s’attache vite à ces petites bêtes là. Plus qu’une simple baby-sitter, j’ai été tout de suite intégré et accueillie comme un membre à part entière de la famille. Je termine cette belle expérience avec trois nouveaux petits frères et une nouvelle petite sœur.

 

By Reico, 8 years old, now 9
O toi petit veau qui m’a donné la coulante…!

Quelques petites perlinettes d’enfants, pour un peu de douceur dans ce monde de brutes :
Reico, 8 ans, et Onyx, 9 ans, m’ont dit: « même si tu n’as pas le même sang et que tu n’as pas le même nom de famille que nous, tu vis ici, tu manges ici, tu joues avec nous du coup tu fais partie de la famille. »
Reico, 8 years old and Onyx, 9 years old told me : « you are not our blood and you don’t have our family name, but you are living here with us so you are one of our family »

Sheldon, 5 ans, dessinait un tigre de couleur rose. Je lui demande : « t’en as déjà vu toi des tigres roses ? » Il me répond le plus simplement du monde : « ba oui, l’autre jour en ville ». Je suppose que ça doit encore être un animal endémique à la Nouvelle-Zélande…
Sheldon, 5 years old, was drawing a pink tiger, so I asked him : « have you ever seen a pink tiger ? » and he answered me, in a very natural way : « yes I have, in town the other day ! » I reckon it must be one of your endemic animals in New Zealand… !

La maman de Xavier, 2 ans, m’a confié que la première fois que je suis parti en weekend découvrir la Nouvelle-Zélande, Xavier pleurait derrière la porte de ma chambre en m’appelant… <3 A la fin, c’était à mon tour de pleurer en le quittant… !
Xavier’s mummy told me that Xavier, 2 years old, was crying after me behind my door the first time I left home for a weekend. At the end, I was the one crying on the other side of the door when I left him… !

Finalement, un PVT en Nouvelle-Zélande, c’est pas seulement voyager et découvrir de supers endroits, c’est avant tout de faire de jolies rencontres pleines d’amour et de bienveillance. J’ai hâte de vous raconter la suite de mes expérience, qui seront j’espère aussi belles et enrichissantes que ce début d’aventure !

If one of the member of this wonderful family comes around here on my blog… I cannot thank you enough for everything you’ve done for me. Thank you for your trust (and I know it wasn’t easy to trust a French people, especially after what our referee has done to the All Blacks vs the Lions… !), for your hospitality and for making me feel as one of you.
Liz, I have learned a lot by your side, and I’m very impressed of your patience and your energy, even after just 3 hours of sleep. You are very much indeed a saint ! And looks like the kids didn’t get all of your energy after all 😊
Rob, thanks to you I learned (or maybe could have learned) how to drive a boat, to fish snaggers, to change an oïl filter and to play pool like a champion. And yeeah nah, I have to come back again to steal your Bread & butter pudding recipe !
I’m gonna miss both of you, my new 4 siblings and all the animal of your zoo a lot. Living with you during the past 3 months was my most incredible experience I had so far in New Zealand, even better than discover White Island, more beautiful than the Coromandel Peninsula, more magical than the Waitomo Caves… !
I have been so blessed to meet all of you. Can’t wait to see you again !

 

 

4 Replies to “Etre fille au pair dans une ferme en Nouvelle-Zélande”

  1. J’étais sûre que ton coeur allait fondre… Je te dis ces petites bêtes sont magiques et on s’y attache trop vite 😉

  2. Trop mignon ton article et bonjour au cousine vache de NZ !

    1. C’est fait! j’aurai dû vous envoyer un quiz vache pour se remémorer le bon temps!

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