7 trucs quel est le fuck de l’île du Nord

  • Les toilettes psychédéliques de Kawakawa

Le truc quand on voyage/dort/vit dans sa caisse, c’est qu’on oublie vite toute forme de luxe, de confort et de volupté. Les toilettes à la turque des campings gratos deviennent ton quotidien, tu es chanceux si tu ne croises pas de drôles de bestioles, moucherons, ou autres sandflies (fuck you) lorsque tu fais ton affaire sur le trône, tout cela sans lumière (+1 si t’arrive à bien viser!), et tu te sens plus pisser (c’est le cas de le dire) lorsque tu trouves par bonheur un évier pour te rincer les mains. Et si y’a du savon alors là t’es le roi du pétrole. Alors quand ta route croise les toilettes de Kawakawa, tu ne peux t’empêcher de les remarquer et de t’arrêter ! (et c’est aussi la seule attraction touristique de la ville, soit dit en passant). En 1999, la ville de Kawakawa confie le projet à Hundertwasser, artiste et architecte d’origine autrichienne, d’apporter une touche de son art à la ville, en partenariat avec des artistes Maoris. Comme quoi il est possible de faire de toilettes publiques une véritable œuvre d’art… On y reste volontiers découvrir la moindre parcelle du lieu (et aussi un peu pour échapper à ces maudites toilettes à la turque…!)

  • La colonie de fous australs de Muriwai Beach

On parle ici de l’oiseau hein, pas du taré… ! Les trajets en Nouvelle-Zélande peuvent parfois être très longs, quand on va d’un bout d’une île à l’autre, et toute pause dans un bel endroit est bon à prendre. Surtout quand cet endroit regorge de curiosités volantes… C’est à Muriwai Beach que je me suis arrêté ce midi-là, lors d’un trajet me menant de Dargaville à New Plymouth, pour manger mon petit encas du héros. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que je n’étais pas la seule à avoir eu la même idée… Plus d’une centaine de fous australs étaient présents aussi ce jour-là pour m’accompagner à l’heure du déj ! Ça piaille, ça pue, mais quel spectacle, à vous clouer le bec (ça faisait bien trop longtemps qu’on avait pas eu de blagounettes carambar sur ce blog ) ! Je ne m’attarde cependant pas trop sur le site, ayant la fâcheuse manie de me retrouver toujours dans la ligne de mire de la pause caca des piafs (j’en vois déjà deux se fendre la poire à la lecture de ces lignes. Et vive Porto.)

  • Un éléphant et 3 sœurs sur une plage au Nord Taranaki…

… Et une vache morte aussi, mais je crois qu’on s’abstiendra de la photo. La bougresse voulait sûrement elle aussi jeter un œil aux drôles de rocher de la plage d’Elephant Rock & Three Sisters dans le nord de la région du Taranaki. Bon alors le rocher qui ressemblait jadis vraiment à un éléphant ne l’est plus vraiment, pour cause de tremblement de terre un peu violent l’année dernière. Il en a perdu sa trompe le pauvre, il peut plus tromper énormément… ! (et de 2 blagues carambar). Ce n’est malheureusement pas le seul à s’être vu chamboulé par des tremblements de terre (cf le quel est le fuck suivant). Les 3 sœurs continuent quant à elles de se tenir fièrement et droitement, et elles ont bien dû se marrer quand elles m’ont vu complètement trempée par la pluie, et à deux doigts de faire un petit plouf dans l’océan qui monte surprenamment vite… ! Le panneau « attention danger marée » sur le parking de la plage aurait peut-être pu m’interpeller.

  • À la rencontre de Gatsby et Daisy à Napier

Vous remarquerez tout justement que le fil conducteur de cette dernière séries de photo c’est le temps de chiottes (pas celles de Kawakawa.. ! Et de 3.). Et oui, la pluie, ça c’est aussi un gros quel est le fuck de la Nouvelle-Zélande, heureusement qu’ayant grandi en Bretagne, j’ai de l’expérience en la matière.

Je vous parlais plus haut des tremblements de terre qui ont bouleversé certains paysages de Nouvelle-Zélande ; il arrive aussi parfois qu’ils changent aussi complètement le visage d’une ville. C’est notamment le cas de la ville de Napier, ravagée en 1931 par le tremblement de terre le plus destructif et meurtrier de l’histoire de la Nouvelle-Zélande (7.8 sur l’échelle de Richter). Napier subit alors de nombreuses pertes humaines et matérielles : des bâtiments s’effondrent, le sol s’élève de plusieurs mètres, il faut alors tout reconstruire. Paradoxalement, cela donne l’opportunité à Napier de renaître de ses cendres et de prendre un nouveau départ : architecturalement, par l’application de nouveaux procédés antisismiques révolutionnaires pour l’époque, mais aussi artistiquement, avec le choix de donner un nouveau style « art déco » à la ville. On s’y promène aujourd’hui dans ses rues avec plaisir : la ville nous offre une parenthèse dans les années 30, et un voyage dans l’univers de l’un de mes romans préférés, Gatsby le magnifique ! Et si on ouvre bien l’œil, on y trouve également de nombreuses sculptures, fresques et œuvres d’art dissimulées un peu partout dans la ville, à l’image de la ville de Christchurch.

  • Le nom de lieu le plus long au monde, Taumatawhakatangihangakoauauotamateaturipukakapikimaungahoronukupokaiwhenuakitanatahuwhatsthefuck

A prononcer en une seule fois et sans bégaiement bien sûr! L’endroit en question se trouve bien caché dans la pampa du no man’s land de la région d’Hawke’s Bay ; la photo du panneau de (allez on respire un grand coup et on se lance) Taumatawhakatangihangakoauauotamateaturipukakapikimaungahoronukupokaiwhenuakitanatahu se mérite donc ! Le nom maori de cette colline, de 85 lettres, peut se traduire en toute simplicité par : « le sommet de la colline ou Tamatea, aux larges genoux, qui grimpait les montagnes et bravait les océans, s’est assis et a joué de la flûte en mémoire de son frère, tombé au combat ». Sur place, pas de monsieur aux larges genoux qui joue de la flûte, la seule présence vivante dans un périmètre de 50km² étant du mouton, du mouton et encore du mouton.

  • What’s the phoque (et de 4) du cape Palliser

La Nouvelle-Zélande, c’est globalement un zoo géant à ciel ouvert et sans cage… ! On y croise toutes sortes d’animaux, une diversité incroyable d’oiseaux, la plupart endémiques à la Nouvelle-Zélande, mais aussi de nombreuses espèces marines, pas (encore) trop effrayées par la présence humaine, et qui aime vivre dans l’eau poissonneuse et se prélasser sur les côtes sauvages du pays. C’est le cas de cette colonie de phoques, qui s’est trouvé un bon petit spot en l’endroit de Cape Palliser, non loin de Wellington. Il est possible de venir les admirer en toute liberté, à condition bien sûr de ne pas s’approcher de trop près et de ne pas se tenir entre eux et la mer (auquel cas ils paniquent et vous croquent tout cru! Ils paraissent tout mignons comme ça mais peuvent être très agressifs). Mêmes sensations olfactives qu’à Muriwai Beach : ça titille les narines, vaut mieux avoir les intestins bien accrochés, parce que clairement ça sent le phoque. Mais tout de même, les observer à l’état naturel dans un paysage magnifique, ça n’a pas de prix… ! En tout cas sûrement pas celui d’une entrée dans un zoo !

  • Sur le chemin de l’armée des morts à Putangirua Pinnacles

Là encore, pour comprendre la référence, il faut avoir lu/vu le Seigneur des Anneaux (et si je n’ai pas réussi à vous convaincre avec mon article XXX alors là y’a plus rien à faire). Peter Jackson, le réalisateur de la trilogie et originaire de Wellington, a choisi de tourner de nombreuses scènes dans les environs de la capitale : la forêt du parc de Mont Victoria, ou Frodon et Sam croisent les cavaliers noirs pour la première fois, se trouve en plein cœur du centre ville de Wellington. Les impressionnantes et spectaculaires roches calcaires de Putangirua Pinnacles, ou chemin des morts, emprunté par Aragorn, Legolas et Gimli pour recruter l’Armée des Morts dans Le retour du roi, se trouvent quand à elles à deux bonnes heures de route de la capitale néo-zélandaise. Dans la vraie vie, on comprend pourquoi Peter Jackson à choisi le lieu de Putangirua Pinnacles pour cette scène, retiré, surnaturel et préservé, et ou il y règne un silence… de mort !!! Surtout lorsqu’on s’y rend en fin de journée, seule au monde, et que le soleil se couche et produit une magnifique lumière qui se reflète sur la roche.

5 Replies to “7 trucs quel est le fuck de l’île du Nord”

  1. Tu sais qu’avec Eloïse, on s’est remémorées le fameux épisode de la mouette il y a même pas 2 semaines, on en pleurait encore de rire 🙂
    Je rêve où le phoque se prend pour ton modèle photo ?

  2. J’adore!!! (tout particulièrement cette référence à la mouette ! ^^) Les toilettes de Kawakawa sont aussi bien décorés que le petit salon de la coloc 😉

    1. Haha j’avoue que notre petit salon on l’a décoré avec goût, et sans l’aide d’un architecte en plus…!

  3. Très drôle de te lire encore : les photos illustrent magnifiquement ton récit / road trip. Merci, c’est super.
    Nous te souhaitons de très belles fêtes de fin d’année.
    Grosses bises de nous 5 (avec Looping).

    1. Merci beaucoup pour ce joli commentaire!
      De très belles fêtes de fin d’année à vous 5 aussi (j’ai un peu tiqué sur le 5, tu as bien fait de préciser avec looping…!)
      De gros bisous!

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