6 trucs « quel est le fuck » de l’île du Sud

Je savais que la photo choisie pour illustrer l’article allait vous faire cliquer, bande de petits coquinous ! Vous aviez adoré les « 7 trucs quel est le fuck de l’île du Nord », la voici la voilà, en chair et en os, la version île du Sud !!!

Je sens l’excitation dans la salle à son comble : calmons donc les ardeurs, et…

passons l’automne à Arrowtown

Arrowtown, c’est un petit village familial, situé à deux pas de Queenstown : une parfaite escapade d’une journée pour fuir les tracas de la ville. Baigné d’une paisible atmosphère, avec ses ruelles pavées et historiques, ses bâtiments de caractère, et ses petits commerces locaux, c’est durant l’automne que le village prend tout son charme. C’est un plaisir visuel et sensoriel que de se promener dans ses alentours un court, froid mais ensoleillé jour d’automne : c’est toute une palette de couleurs qui se dessine sur les montagnes, la forêt, les arbres, qui s’habillent de jaune, de rouge, d’orange, de marron, de vert… La lumière est douce, lumineuse, apaisante : c’est avec délectation que l’on savoure un bon café chaud pour se requinquer après une belle promenade dominicale !

admirons la vue secrète de Benmore Peninsula

La Benmore Peninsula, c’est l’un de mes panoramas coup de cœur en Nouvelle-Zélande. C’est pourtant un secret encore bien gardé ; peu de touristes s’y aventurent, et peu de monde connaissent même l’endroit… ! Et pour cause : c’est situé au fin fond du trou de nul part. La route est très longue pour y aller, et peu intéressante. Les campings des alentours sont sommaires (surtout en plein hiver, où on se sent… seuls au monde). C’est par une courte randonnée de 4 kms, qui fait pourtant peu rêver au début (l’entrée se situe à deux pas d’une énorme centrale hydraulique). Petite anecdote : c’est d’ailleurs avant cette rando matinale que j’ai passé la nuit la plus froide de mon année en Nouvelle-Zélande : les températures étaient négatives, tout était gelé à mon réveil, et même ma bouteille d’eau, mon huile pour les cheveux, s’étaient transformés en blocs de glace. Le genre de nuit, où tu as même froid avec 2 couettes, 3 plaids, plus toute ta garde robe sur toi, doudoune et bonnet compris. Où j’avais pas vraiment envie (même pas du tout du tout envie) de me lever à 7 heures du matin pour aller marcher dans le froid, sans même une boisson chaude (j’ai bien essayé de me faire chauffer un thé au gaz cooker, en vain : la température extérieure était trop froide… !).

Au final, les « obstacles » endurés valaient le coup d’être surmontés : pour cette vue à TOMBER PAR TERRE, je serais prête à repasser des centaines (bon OK peut-être seulement 1 ou 2 et avec encore un plaid en plus) de nuits comme celle-là. On ne le voit pas sur mes photos, mais en réalité, on a même vue sur le Mont Cook et sa chaîne de montagnes. C’est beau, c’est sauvage, c’est calme, c’est silencieux, c’est la Nouvelle-Zélande à l’état pur.

laissons notre soutif à Cardrona

C’est une halte bien intéressante qu’est l’hameau de Cardrona, situé sur la route entre Queenstown et Wanaka !

La première chose qui intrigue, et qui interpelle l’œil (surtout chez la gente masculine… !), c’est l’exposition de soutifs à l’entrée de Cardrona, entre deux champs. C’est par milliers que des soutien-gorge pendent, les uns sur les autres, le long d’une clôture, tel un lendemain de festival trop arrosé. Je plaisante, mais le début de cette attraction a débuté d’une façon similaire : un lendemain de nouvel an, entre 1999 et 2000, 4 soutien-gorge furent retrouvés inopinément attachés à cette clôture : que s’est-il passé cette nuit là ? Le mystère reste entier.

Depuis, le nombre de soutien-gorge s’est multiplié : si on a tenté de retirer cette exposition plusieurs fois (car elle faisait « tâche » dans le paysage agricole, pouvait choquer les touristes asiatiques ou du Moyen-Orient, et surtout, elle représente un grand risque mortel pour les conducteurs distraits…!), ce fût cependant en vain : les soutien-gorge revenaient toujours mystérieusement, de plus en plus nombreux… ! Le phénomène est aujourd’hui l’attraction touristique majeur de la région. L’initiative a même été transformée en bonne action, en devenant un soutien pour la lutte contre le cancer du sein. On peut aussi choisir de le voir comme une façon d’exprimer notre « girl power », résistant et solidaire contre ceux qui essayent de nous le retirer. Surtout dans ce pays où le nombre de femmes touchées par les violences domestiques est particulièrement élevé… Une femme néo-zélandaise sur trois aurait en effet subi au moins une agression physique ou sexuelle par l’un de ses partenaires au cours de sa vie… Les droits à l’avortement et l’accessibilité à la contraception sont également difficiles ; sans parler des mariages forcés qui existeraient encore.

Triste envers du décor, dans ce pays où l’équité dans le monde du travail est pourtant relativement plus respecté qu’ailleurs, notamment qu’en France.

Chacun est libre de laisser une donation, ou bien « un souvenir » de son passage pour mesdames, en repartant la poitrine… non maintenue. Enfin, cela pour les femmes qui ne voyagent pas en sac à dos de 55 litres avec un nombre de sous-vêtements… limité, très limité, trop limité parfois. Mais ça, c’est une lutte d’un autre genre.

Cardrona, c’est aussi un hôtel whatdafuck

Plongeons dans de l’eau bleue, encore plus bleue que les yeux d’Isabelle

Je ne suis pas bien au fait de la raison scientifique d’une eau si bleue en Nouvelle-Zélande (ça serait une question bien intéressante à poser au magazine Sciences et vie, je vous l’accorde). Si on peut faire confiance à mes faibles (très faibles) (ok inexistantes) notions scientifiques, cela a à voir avec les particules des montagnes au contact de l’eau. Je sais, c’est une bien maigre explication, mais je n’en sais pas plus. Chacun son domaine de compétence. Le mien étant… Le spotage d’endroits whatdafuck !

Blue Pools d’Haast

La première source « whatdafuuuuck » d’eau plus bleue que bleue : les « Blue Pools », qui se trouvent près d’Haast, sur la West Coast. Accessibles après une courte randonnée, qui serpente entre une forêt primaire et les montagnes abruptes de la West Coast, les « Blue Pools » impressionnent par la couleur de leur eau… Et même s’il peut faire chaud, très chauds certains jours d’été en Nouvelle-Zélande, l’eau reste…. gelée gelée gelée. Cela semble facile comme ça, mais il faut faire preuve d’un bien grand courage (ou être né en Nouvelle-Zélande = n’avoir jamais froid) pour sauter du pont suspendu, à l’image du type sur la dernière photo. Je vous vois arriver avec votre question : non je n’ai pas sauté du pont, mais à ma décharge je m’étais déjà baignée dans les sources près de Motueka, et d’après mon baromètre de température ultra précis que sont mes petits doigts de pieds, c’était encore plus froid. Alors mollo l’abricot avant de me traiter de poule mouillée.

plouf

Sources près d’Hokitika

Qui ont un nom, qui n’est définitivement pas celui de « sources près d’Hokitika », mais je ne m’en souviens plus. Je n’arrive déjà pas à retenir le nom spécial #dyslexie d’Hokitika (Hotikaka ? Hokatika ? Titikaka? Kikafaitkaka ?), alors retenir le nom de ses sources… Quoi qu’il en soit, si son nom ne m’a pas interpellé plus que ça, le lieu, lui, m’a marqué : même par un temps gris et pluvieux, l’endroit reste stupéfiant ! L’eau est d’une telle couleur… L’endroit est tellement magique d’ailleurs, qu’il est infesté de sandflies (si on en croit ma théorie du sandfly #démonsdelenfer, plus y’a du sandfly à un endroit, plus c’est beau. Comme au lac Mackenzie par exemple, mon petit paradis que je partage avec la plus grande colonie de sandflies recensée sur terre et dans l’univers).

Sources Te pupu springs, près de Takaka

Takaka, rien qu’à lui seul, est déjà un village « whatdafuck ». C’est LE village hippie par excellence, avec sa forte communauté autosuffisante. De nombreux européens, anciennement submergés par une vie stressante et un travail à grandes responsabilités, sont venus vivre ici à la recherche d’une autre vie : une vie alternative basée sur la communauté, le partage, la méditation, le yoga, les médecines alternatives, la nourriture « healthy », la quête du bonheur, l’éloignement, géographique comme spirituel. Ici, on favorise le commerce local, avec leur propre monnaie (ou plutôt leur propre « non monnaie » : on échange un service contre un autre), et le premier McDo se trouve à des années lumières de ce village.

J’ai adoré l’ambiance !

Takaka, héberge également en plus de toute cette joyeuse communauté des sources d’eau, sacrées pour les Maoris : les Te Pupu springs. L’eau y serait la deuxième plus claire et transparente au monde, la première se trouvant en Antarctique. On y verrait le sol à plus de 60 mètres de profondeur, tellement l’eau est claire…

Grande fût donc ma déception, lors de ma première visite, lorsque je tombe sur ça :

Alors, oui, certes, c’est beau, mais venant de la Nouvelle-Zélande, je m’attendais à plus de spectaculaire. Il faut dire que les conditions climatiques ne sont pas optimales : temps gris, temps pluvieux, temps caca.

Lors d’une deuxième visite à Takaka, par un beau jour d’été clair et ensoleillé, la curiosité me pique et me repousse à aller visiter les Te Pupu Springs. Et là… Claque visuelle dans ma face.

C’est comme si soudainement quelqu’un avait allumé la lumière dans le monde :

L’eau est d’une couleur… ! D’une clarté… ! D’une beauté… ! On s’y jetterait presque, si elle n’était pas sacrée des Maoris (il est donc interdit de la toucher), et si elle n’était pas visiblement habitée de tout un écosystème plus ou moins douteux là-dedans.

Comme quoi, certains endroits en Nouvelle-Zélande dépendent vraiment de la météo: ils peuvent être « beaux » à la base, mais être « waouuuuuw » avec un peu de beau temps.

Faisons -nous les mollets sur la rue la plus pentue du monde

Baldwin Street, c’est le nom de la rue la plus pentue au monde, qui se trouve dans la ville étudiante et dynamique de Dunedin, cinquième ville plus grande de la Nouvelle-Zélande. 35 degrés, c’est l’angle d’inclinaison de cette rue qui grimpe sur 350 mètres ! Une parfaite rue à aller gravir donc lorsqu’il fait 3 degrés au thermomètre en plein après-midi : ça vous réchauffe instantanément. Il faut compter environ ¼ d’heure pour escalader la rue : un banc est même mis à disposition à mi-parcours pour reposer les jambes courbaturées.

La rue whatdafuck en soit l’est encore plus lorsqu’elle accueille annuellement la course « Baldwin Street Gutbuster », qui débute au début de la rue jusqu’à son sommet. Le record à battre est depuis 1998 de 1 minute 56 secondes! Si la course ce n’est pas votre truc, vous pouvez aussi à l’occasion admirer un lâcher de bonbons au chocolat « Jaffas », spécialité de Nouvelle-Zélande, qui se déversent le long de la rue lors du festival du chocolat.

Je sais pas vous, mais moi, je ne me tenterai pas l’ascension en voiture, même avec la meilleure kiwimobile du monde !

Je toooombe

Le repos du guerrier

 

Interrogeons-nous sur la provenance de ces mystérieux cailloux

Tu arrives sur la plage de Moeraki Boulders, et tu te demandes instantanément le pourquoi du comment. Qu’est-ce dont ? Késako ? CQFD ? Des météorites ? Des crottes fossilisées de dinosaures ? Des canons en provenance de l’espace ? La théorie du complot ? La fin du monde ? Ou tout simplement des roches qui se sont formées à la suite d’une érosion vieille de 60 millions d’années. Décevant. Je trouvais ma théorie de la crotte de dinosaure bien plus plausible, mais soit. Ces roches, impressionnantes par leurs formes, leurs mystérieuses gravures, et surtout leurs tailles, sont parfois aussi grandes que nous ! (Par nous j’entends moi, de la taille d’un hobbit, et les touristes d’origines asiatiques présents ce jour-là). Les plus grosses pierres peuvent atteindre plus de 2 mètres, et peser jusqu’à 7 tonnes !

L’endroit est tellement magique et hors du commun qu’il apparaît même régulièrement sur la page d’accueil Windows 10 quand j’ouvre mon PC ! C’est dingue.

Pourquoi pas aussi la théorie d’une piscine à toutou, why not.
L’œuf de dinosaure fossilisé

 

Enfin, observons la faune de l’Otago Peninsula !

Mais ce qu’il y a d’encore plus dingue, c’est ce qui se trame à quelques plages de Moeraki Boulders : tout un zoo à ciel ouvert ! Je ne pouvais décemment pas conclure ce whatdafuck spécial île du Sud sans quelques-uns de nos 30 millions d’amis.

Bien sûr, fidèles au poste, encore et toujours de l’otarie et du phoque en veux-tu en voilà qui se dorent tranquillement la pilule au soleil, du cormoran qui mate discrètement la scène, et invité surprise… !

Parmi tout ce beau petit monde, Monsieur le manchot à œil jaune qui se dandinent allégrement par là.

Remarquant ma présence, il prend tout d’abord peur et s’immobilise instantanément (genre je suis invisible tu m’as pas vu), puis voyant que je ne suis pas bien vive, Monsieur se détend, et fini même par me tirer la révérence.

ça se prélasse rayon otaries

Ouais c’est de toi que je parle!!
Je vous tire la révérence pour cet avant dernier article sur la Nouvelle-Zélande…

(Si tu chantonnes la chanson « Le papa pingouin le papalepapa pingouin » dans ta tête, tu devrais avoir HONTE de toi).

Si maintenant toi aussi tu as la chanson « le papa pingouin » en tête et que tu as honte de toi clape dans tes mains !

One Reply to “6 trucs « quel est le fuck » de l’île du Sud”

  1. Pour sciences et vie demandé à Dubinette 😉 . Heureusement que tu es revenue pour voir les deuxièmes eaux les plus claires sur monde c’était inrratable !!

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